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Les patrons allemands

Les patrons allemands ont la chance d’avoir une excellente réputation. Certes, ils sont « carrés  » et « exigeants » (ils sont allemands avant tout…), mais ils sont surtout réglos.  Réputés pour être loyaux et honnêtes, les patrons allemands sont très conventionnels et respectent les lois qui encadrent le travail. Le marché de l’emploi est régulé par des lois en faveur des employés, il est d’ailleurs l’un des mieux régulés du monde.

L’avis des employés est très important pour un employeur allemand. La notion de hiérarchie et d’autorité est moins rigide qu’en France, le patron allemand est un membre comme tous les autres au sein de l’entreprise (ou presque). L’avantage avec les patrons allemands (et les employés aussi) est qu’ils disent les choses telles qu’elles sont. Ils vont droit au but et ne passent pas par quatre chemins pour expliquer ou critiquer un travail.

Parler allemand, un atout sur le marché du travail

L’Allemagne est devenue la destination prisée des travailleurs du monde entiers. De son faible taux de chômage additionné à une économie croissante depuis la crise, il résulte un « boom de l’emploi » en Allemagne. Les demandeurs d’emploi étrangers ont donc de bonnes chances de trouver un emploi dans ce pays.

Malheureusement les choses ne se passent pas toujours comme prévues malgré les postes vacants, et les candidatures se soldent par un refus. Manque d’expérience, malentendu, concours de circonstances ?

Motif du refus se trouve dans une seule question : Sprechen Sie Deutsch?

Il y a en général 2 types de candidat : le candidat qui pense que son niveau d’allemand n’est pas suffisant malgré avoir appris la langue et séjourné en Allemagne, et celui qui pense que parler uniquement l’anglais ne sera pas une barrière puisque les Allemands parlent très bien cette langue.

La langue allemande angoisse beaucoup de candidat et les nombreux dialectes régionaux du pays n’arrangent en rien les choses.

Non, on ne parle pas anglais partout… tout comme on ne parle pas exclusivement le bavarois

Est-il vraiment indispensable de parler allemand pour travailler en Allemagne ? Oui, c’est préférable. 90 % des entreprises allemandes sont des PME, parfois également des entreprises familiales. Certaines ont beau être des leaders dans leur secteur, on n’y parle pas forcément anglais.

Cela dit, 40 % des entreprises allemandes disent avoir du mal à trouver des candidats qualifiés, révèle une étude McKinsey, et beaucoup misent sur l’immigration pour y remédier.

Logiquement, les recruteurs n’exigeront pas des candidats qu’ils manient à la perfection la langue de Goethe, et encore moins le bavarois. Cependant, ils attendront un minimum d’efforts. Une faute de grammaire sera souvent pardonnée, un manque de motivation… rarement.

Non, on ne parle pas anglais partout… tout comme on ne parle pas exclusivement le bavarois

Est-il vraiment indispensable de parler allemand pour travailler en Allemagne ? Oui, c’est préférable. 98 % des entreprises allemandes sont des PME, parfois également des entreprises de famille. Certaines ont beau être des leaders dans leur secteur, on n’y parle pas forcément anglais.

Cela dit, 40 % des entreprises allemandes disent avoir du mal à trouver des candidats qualifiés, révèle une étude McKinsey, et beaucoup misent sur l’immigration pour y remédier.

Logiquement, les recruteurs n’exigeront pas des candidats qu’ils manient à la perfection la langue de Goethe, et encore moins le bavarois. Cependant, ils attendront un minimum d’efforts. Une faute de grammaire sera souvent pardonnée, un manque de motivation… rarement.

La nouvelle loi immigration allemande en cinq points

La nouvelle loi pour l’immigration ouvre les portes de l’Allemagne aux ressortissants des pays tiers souhaitant travailler dans les domaines tels que la santé ou l’informatique. Un article de, Der Tagesspiegel.

La nouvelle loi sur l’immigration des étrangers qualifiés a pour objectif manifeste de préserver la position économique de l’Allemagne, et de pérenniser ses systèmes sociaux. Outre les diplômés universitaires, les portes de la Bundesrepublik s’ouvriront désormais aux travailleurs qualifiés. Et pas seulement dans les professions où la main-d’œuvre se fait rare.

Les personnes ayant une formation professionnelle et disposant d’un minimum de ressources auront six mois pour trouver un emploi. Dans les professions où il y a un grave manque de travailleurs qualifiés, par exemple dans les domaines informatique ou médical, il n’est même pas nécessaire de prouver ses qualifications si un engagement professionnel a été pris.

Dans le même temps, le gouvernement s’engage à mieux informer les candidats potentiels depuis l’étranger, et à les accompagner dans la jungle administrative allemande.

Qu’est-ce qui reste et qu’est-ce qui change ?

La loi sur l’immigration reste essentiellement la même. Cela fait des années que les ressortissants hors UE titulaires d’un diplôme universitaire ont la possibilité de venir travailler en Allemagne.

Dans son rapport annuel de 2015, le Conseil d’experts des fondations allemandes pour l’intégration et la migration (SVR) avait déjà constaté que « malgré son statut initial de retardataire », l’Allemagne était « devenue pionnière dans le domaine de la politique de migration de main-d’œuvre, et qu’elle avait peu à apprendre, au moins au niveau juridique et institutionnel ».

L’OCDE avait déjà félicité l’Allemagne, qui figure parmi les pays accueillant le plus d’immigrants. Les experts ont néanmoins alerté sur un processus « souvent encore trop lourd et bureaucratique en pratique ».

Le CV allemand

Le CV allemand (Lebenslauf) répond à certains critères propres au marché de l’emploi en Allemagne, critères qu’il est indispensable de respecter si vous souhaitez séduire un recruteur allemand, décrocher un entretien et trouver un emploi en Allemagne.

A savoir avant de commencer la rédaction de son CV allemand

Rédiger un CV nécessite en général un investissement en temps relativement important. Et c’est encore plus vrai pour un pays étranger comme l’Allemagne, où non seulement la manière d’organiser un CV est différente, mais où il faudra en plus traduire plusieurs termes issus de votre CV en Français, en adapter quelques-uns (notamment les diplômes) et le rédiger dans une langue qui n’est pas la vôtre. Quant à la manière de le présenter, elle est très différente de ce qui se fait au Maroc. En conséquence, prévoyez un budget temps important pour rédiger votre CV allemand, et ne négligez aucun point, car « le diable se cache dans les détails« . Et particulièrement en Allemagne. Dans la suite, nous vous proposerons quelques pistes pour rédiger ce document indispensable pour une recherche d’emploi.

Pour la rédaction de votre CV (ou de votre lettre de motivation), prenez vraiment le temps de voir comment sont faits les CV allemands pour que vous puissiez vous mettre au niveau du recruteur : si ce dernier est trop perturbé par l’organisation de votre CV (parce qu’il est trop « à la française » ou parce que l’Allemand est trop approximatif), il risque de passer à côté de ce qui est intéressant : vos compétences et les résultats concrets que vous avez obtenus lors de vos expériences professionnelles. Aussi, lors de la rédaction de votre CV, assurez-vous que tout ce que vous avez écrit peut être compris par un recruteur allemand, tant du point de vue du contexte que de la langue.

Le CV allemand : organisation et présentation

Les informations qu’un recruteur allemand s’attend à trouver dans un CV sont les suivantes :

La rubrique identité (Persönliche Daten)

Il n’y a rien de très particulier à mentionner dans cette partie, hormis le fait qu’en tant qu’étranger il ne faut pas oublier d’indiquer sa nationalité . Il serait dommage qu’on vous prenne pour un extra-communautaire, ce qui signifie des démarches particulières pour l’entreprise qui veut vous recruter, ce qui représente potentiellement un frein à l’embauche.

Si vous n’habitez pas en Allemagne et recherchez un emploi depuis le Maroc , n’oubliez pas d’indiquer l’indicatif international pour votre téléphone (par exemple, +00212…). Ce n’est pas majeur mais c’est un confort qu’appréciera votre interlocuteur.

  • Nom (Name)
  • Prénom (Vorname)
  • Adresse (Anschrift)
  • Numéro de téléphone (Telefonnummer)
  • Adresse email (e-mail)
  • Date de naissance (Geburtsdatum)
  • Pays et lieu de naissance (Geburtsort)
  • Situation familiale (Familienstand)

La rubrique Formation scolaire, universitaire, et professionnelle (Ausbildung)

Le recruteur doit retrouver ici les informations concernant votre formation scolaire et/ou universitaire et votre formation professionnelle. Nous conseillons de bien séparer la partie universitaire ou scolaire (Studium) de la partie liée à la formation continue (Weiterbildung). Une sous-rubrique particulière peut également être faite pour les candidats qui ont suivi un apprentissage ou une formation professionnelle (Berufausubildung).

En pratique, dans les nouveaux CV allemands, les candidats qui ont un niveau d’étude supérieur remontent en général jusqu’au baccalauréat, pas avant.

Nous vous conseillons d’être précis et d’indiquer :

  • la date d’obtention de chacun de vos diplômes, ainsi que le titre
  • le contenu de le formation (une brève description) pour les diplômes obtenus hors d’Allemagne
  • l’équivalent allemand de votre diplôme étranger lorsque c’est possible (par exemple, l’équivalent du baccalauréat est l’Abitur) : cela permet au recruteur allemand de mieux vous situer
  • l’équivalent de votre diplôme, conformément aux accords de Bologne. Par exemple, le DESS  n’existe plus et a fait place au Master II (Magister en Allemand).

L’expérience professionnelle (Berufserfahrung)

Il est conseillé d’indiquer ses expériences de la plus récente à la plus ancienne. Les stages (Praktika) doivent également y apparaître dans une sous-rubrique.

Dans cette partie, soyez également précis et indiquez les dates de début et de fin de collaboration pour chacune des entreprises pour lesquelles vous avez travaillé.

Dans cette partie, votre objectif est de vous assurer que le recruteur comprendra parfaitement, pour chacune de vos expériences :

  • ce que fait l’entreprise, de quel secteur d’activité elle fait partie
  • la taille de l’entreprise
  • votre fonction dans l’entreprise
  • vos responsabilités et tâches occupées

La rubrique « autres activités » ou « activités extraprofesionnelles (Sonstige ou Sonstige Aktivitäten ou Interessen)

C’est ici que les candidats peuvent mentionner des informations relatives à leurs hobbies ou leurs centre d’intérêt. Nous vous invitons à détailler légèrement, sur une ou 2 lignes, le ou les loisirs mentionnés, cela permet de dynamiser cette partie. Ici, il faut toujours s’interroger sur ce qu’apporte au recruteur l’information que vous lui transmettez. Par exemple, le fait d’avoir indiqué que vous avez voyagé 3 mois seul aux Etats-Unis donne une indication sur votre niveau de langue ainsi que sur vos capacités d’adaptation dans un milieu inconnu.

La rubrique Compétences (Besondere Kenntnisse)

Cette rubrique du CV allemand n’est pas obligatoire mais nous vous conseillons de la mettre. Elle a pour objectif de valoriser votre savoir-faire dans vos domaines de compétences (par exemple votre capacité à manager des hommes ou à résoudre des situations conflictuelles). C’est également dans cette rubrique que vous pouvez faire figurer vos compétences en informatique, et notamment si vous êtes un informaticien (vous aurez alors le loisir de donner des détails sur l’ensemble des langages et techniques informatiques que vous maîtrisez).

Vous pouvez faire figurer dans cette rubrique vos compétences linguistiques (Sprachkenntnisse) ou bien en faire une rubrique à part si votre profil le justifie : ces informations doivent absolument figurer dans votre CV allemand, compte tenu de votre statut d’étranger, que ce soit dans cette rubrique ou ailleurs.

Pourquoi apprendre l’allemand ?

  •  Vous connaissez peut-être cette citation de  Richard Porson qui aurait dit que « la vie est trop courte pour apprendre l’ allemand »?

Chaque mois, des centaines de milliers de personnes sur la planète se lancent dans l’apprentissage de l’allemand, et on rencontre en Allemagne, en Autriche ou en Suisse des centaines de milliers de personnes qui non seulement ont trouvé le temps d’apprendre l’allemand, mais qui le parle même sans effort ! L’auteur de cet article connait même des gens qui bataillaient au lycée en anglais et qui aujourd’hui parlent l’allemand parfaitement.

Ne laissez donc pas un érudit anglais du 18e siècle vous décourager d’apprendre l’allemand. La raison parmi d’autres pour apprendre l’allemand est que l’allemand n’est pas une langue isolée, loin de là. Maîtrisez l’allemand vous sera utile en Autriche, en Belgique, en Suisse, au Luxembourg, au Liechtenstein et dans la partie italienne du Tyrol du Sud. Figurez-vous que c’est la langue la plus parlée en Europe, devant l’anglais ! Par ailleurs, elle est incontournable dans de nombreux domaines. Pour les Philosophes, il est impossible de comprendre les concepts avancés par les grandes figures que sont Nietzsche, Kant ou encore Hegel sans quelques connaissances germaniques. Pareil pour les psychologues qui travaillent les théories de Jung et Freud, das Es, das Ich, das Über-Ich. Plutôt scientifiques ? Sachez que l’allemand est la troisième langue dans le domaine de la recherche ! Enfin, les mélomanes apprécieront de se laisser bercer par la langue de leurs compositeurs préférés, Schubert, Wagner, Brahms… Sans parler des opéras et des Lieder allemands ! Avec l’italien, l’allemand est la langue de la musique classique par excellence.